Special Report: Novelas in Eastern EuropeSpecial Report: Novelas in Eastern EuropeTV Europe DISCOP EDITION | June/July 2011
Matthew Weiner, l'homme de “Mad Men”Telerama.fr: Matthew Weiner, I'homme de "Mad Men"Telerama.fr | 03-01-2011
LE FIL TÉLÉVISION - Suspense, finesse, exigence... En cinq ans, le scénariste et réalisateur Matthew Weiner a imposé sa marque de fabrique cinématographique au monde des séries. "Mad Men", ambitieuse plongée dans les sixties est aujourd'hui un phénomène de société.
Personne ne connaissait Matthew Weiner il y a encore cinq ans. Scénariste américain parmi tant d'autres, ce quadragénaire angoissé faisait pourtant partie d'une des aventures télévisuelles les plus excitantes du moment, Les Soprano. Aux côtés du créateur David Chase, l'élève a beaucoup appris et enrichi une idée de série qui lui tenait à coeur depuis longtemps : l'histoire d'un publicitaire au passé trouble, qui évolue dans le glamour et l'hypocrisie des années 1960. En 2007, son projet prend forme : Mad Men est lancé. Quatre saisons plus tard, sans se renier, l'exigeante série est devenue un véritable phénomène de société. Matthew Weiner y réussit l'impossible : allier à la finesse narrative des meilleures productions le soin tout cinématographique de la mise en scène. Aujourd'hui, il incarne ce que la télévision peut offrir de mieux. Dans le paysage des séries américaines, Mad Men occupe une place à part : sans réaliser d'énormes audiences, la série fait l'objet d'un culte passionné. Comment expliquez-vous cela ?
Mad Men n'est donc pas qu'une série historique... Vos personnages pourraient-ils vivre aujourd'hui ? Depuis quatre saisons, vous tenez la bride courte à vos intrigues, souvent menées par les non-dits. Comment faites-vous pour maintenir l'intérêt ?
Mad Men se distingue par sa mise en scène quasi cinématographique. En quoi cette dimension est-elle si importante ? Généralement, les séries télé ressemblent à des pièces de théâtre : tout repose sur la parole. Dès le pilote, j'ai écrit des consignes de réalisation très précises. En tant que scénariste, je suis convaincu que la forme a un impact immense sur le public. Voir Don parcourir l'album photos de sa jeunesse, filmer ces clichés, trouver les acteurs qui poseront sur les photos, les vieillir, et voir le visage de l'interprète Jon Hamm changer quand il se plonge dans ces souvenirs, pour moi, c'est formidable. Cette scène parle au public sans un mot, elle entre directement dans sa psyché. C'est essentiel même si trente secondes de cette séquence coûtent aussi cher à tourner que sept pages de scénario dialogué. Vous avez également fait des choix de réalisation issus du cinéma et peu usités par la télévision... C'est vrai. Lors des dialogues, nous cadrons le personnage qui parle, sans forcément introduire de plans de coupe de celui qui l'écoute. Cela renforce l'attention du spectateur et le plonge dans le jeu de l'acteur. C'est un procédé cinématographique, même si nous n'avons jamais voulu copier la mise en scène des films des années 1960. Mad Men doit être le plus ancré possible dans le réel. Quand nous filmons en contre-plongée, c'est surtout pour apercevoir les faux plafonds de l'agence de publicité, pour montrer qu'ils sont semblables à ceux de nombreux bureaux aujourd'hui. Cela renforce le sentiment d'authenticité. Quels sont les films qui vous ont le plus inspiré ? Beaucoup de films des années 1960, malgré tout. La Garçonnière, de Billy Wilder, évidemment. Mais notre référence quand nous préparions le premier épisode était Les Bonnes Femmes, de Claude Chabrol. C'est un film sur quatre femmes qui travaillent dans la même boutique, qui s'ennuient tout au long de la journée, mais il y a cette tension, ce suspense. Du point de vue de la mise en scène, c'est aussi un film qui est tourné en décors naturels, dans les rues de Paris. Il capte le pouls de l'époque. C'est ce que nous voulions faire avec Mad Men. Pensez-vous que les séries télé surpassent aujourd'hui le cinéma ? On a la sensation que le cinéma a migré vers le petit écran et que la télé a envahi le grand écran. Regardez la programmation de la plupart des cinémas : il y a Spider-Man, des films de genre, des superproductions en 3D, des histoires dont on connaît à l'avance la plupart des rebondissements, des intrigues qui sont conçues pour attirer le plus de monde possible. A la télévision, c'est le contraire. Les chaînes ont longtemps affirmé que l'on ne pouvait pas imaginer de séries feuilletonnantes car l'attention des téléspectateurs serait défaillante, mais c'est faux. Mad Men est une histoire feuilletonnante et le public est accro, comme il l'était aux romans-feuilletons de Charles Dickens au XIXe siècle ! Je sais que nous sommes encore une exception, que notre série est un programme de niche. Mais notre expérience rappelle au monde de la télé que les téléspectateurs sont prêts à regarder des séries exigeantes, loin des grosses productions policières. Ne nous demandons pas ce que veulent à tout prix les gens, faisons-nous confiance ! Après tout, nous sommes notre propre public. Mad Men, saison 1 (en HD), jeudi, 21h, sur Sundance Channel. Saison 2, dimanche, 20h40, sur Série Club. Les saisons 1, 2 et 3 sont disponibles en DVD (Metropolitan). Harry Sloan The Man With The Golden PlanMGM LAUNCHES NEW NOSTALGIA TV NETWORKTime Magazine, Techland: MGM Launches New Nostalgia TV NetworkTime Magazine, Techland | 01-05-2011
![]() Fresh out of bankruptcy, MGM is planning to make the most of its new lease on life by launching Me-TV, a new digital broadcast network filled with classic MGM television shows including Cheers, M*A*S*H and the original Star Trek. The new network - full name Memorable Entertainment TV, and suddenly "Me-TV" sounds so much better - is a partnership between MGM Worldwide TV, who will take charge of national distribution, and Chicago-based Weigel Broadcasting. Weigel actually launched an earlier, test version of this network in Milwaukee in 2008, which itself was an expansion of a Chicago programming block of the same name. The network will be broadcast on digital frequencies and available to any station wishing to affiliate, with MGM planning to add new programming on a regular basis. First up, the 1960s Green Hornet series starring Bruce Lee, to support the Seth Rogen movie released next week. |
| Page 1 of 6 |












Photo : Jean-François Robert / MODDS pour Télérama


